vendredi 19 janvier 2018

"Couleurs de l’incendie" de Pierre Lemaître - Albin Michel

Deuxième volet d’une trilogie commencée avec le formidable roman Au revoir là-haut.
1927. Lors de l’enterrement de Marcel Péricourt le riche banquier qui a lieu 7 ans après la mort de son fils Edouard (Au revoir là-haut), Madeleine l’héritière de la famille voit sa vie bouleversée par un accident tragique. De drames en drames Madeleine s’effondre, se fait manipuler et sera ruinée. Mais après avoir tout perdu elle saura rebondir pour se venger… Fresque romanesque palpitante dans laquelle Pierre Lemaître raconte l’entre-deux guerres, la montée du nazisme et du fascisme sans oublier l’économie capitaliste qui prend de l’ampleur, la corruption et tout ceci dans un rythme haletant. On attend avec impatience le troisième volet de cette trilogie.
Coup de cœur
Dominique (Bibliothèque de Mollégès)

mercredi 17 janvier 2018

"Le déjeuner des barricades" de Pauline Dreyfus - Grasset

 La vie d'un palace "Le Meurisse" pendant les évènements de mai 68.
Nous sommes le 22 mai et le prix Roger Nimier doit être décerner à Patrick Modiano.
Mais les employés ont décrété l'autogestion et décidé d'assurer la journée.
C'est léger, plein d'humour et d'ironie.
Des portraits bien campés : une aristo caractérielle, des employés consciencieux mais méprisés, des bourgeois qui ont peur...
Roman truculent, un vrai régal !
Charlette (Médiathèque d'Orgon)

samedi 13 janvier 2018

"Point cardinal" de Léonor de Recondo - Wespieser

Laurent, marié, père de deux adolescents bon mari et bon père de famille souffre cependant dans son corps. Il se sent" femme" et décide de l'assumer.
Nous assistons à la transformation de Laurent. Ce changement va bouleverser sa vie et celle de sa famille.
Roman délicat qui traite avec justesse de l'identité sexuelle et du courage d'être soi.
Coup de cœur.
Charlette (Médiathèque d'Orgon)

jeudi 11 janvier 2018

"Tout homme est une nuit" de Lydie Salvaire - Seuil

Lorsque Anas, professeur de français en région parisienne et d’origine espagnole, vient se reposer dans un joli village paisible de Provence à la suite d’un cancer, il dérange et il provoque malgré lui au Café des Sports, méfiance et incompréhension. Il agace, il insupporte,  il est l’Autre, l’Etranger et les commérages à son propos, au début anodins, deviennent peu à peu racisme méchant et violent. Très bien écrit, ce roman est très dérangeant et nous interpelle fortement.                                                
Elisabeth

mercredi 3 janvier 2018

"Recettes d'amour et de meurtre" de Sally Andrew - Flammarion

ROMAN POLICIER
Résultat de recherche d'images pour "recettes d'amour et de meurtre"Si vous aimez les polars et la cuisine (ce qui n'est pas incompatible), ce roman est fait pour vous !
Tannie Maria, l'héroïne pleine de charme créée par Sally Andrew, auteure sud africaine, s'occupe de la rubrique "Courrier du cœur" dans le journal local et est une très bonne cuisinière. Après le meurtre d'une de ses lectrices, elle devient apprentie détective et sa vie en est bouleversée.
Cette apprentie détective au cœur tendre, gourmande et super cuisinière est très attachante et elle dame le pion à nombres d'inspecteurs américains !!
Un régal de lecture, c'est le cas de le dire car la cuisine occupe une place importante dans la vie de Maria (elle crée des liens, elle fait tomber amoureux, elle soigne les plaies de l'âme, etc). On découvre la façon de vivre sud africaine, sans le côté trop  noir des livres de Deon Meyer (même si la violence faite aux femmes est abordée de façon directe). Et en supplément, les recettes sont regroupées en fin de livre. A vos fourneaux !
Florence (Médiathèque d'Eygalières)

mercredi 20 décembre 2017


Les bibliothécaires de Crocoeurdelivres vous souhaitent de belles fêtes de fin d'année !
 
Rendez-vous l'année prochaine pour de nouvelles aventures littéraires...

mardi 5 décembre 2017

"Le courage qu’il faut aux rivières" d'Emmanuelle Favier - Albin Michel

Couverture de "Le courage qu'il faut aux rivières", d'Emmanuelle Favier Pour avoir refusé un mariage arrangé, Manushe renonce à sa condition de femme. Elles est devenu une « vierge jurée » et a pris l’engagement de vivre sans homme.
Mais, lorsque Adrien un être énigmatique arrive au village il sème le trouble en elle et éveille un sensualité enfouie au plus profond d’elle-même.
Tout en étant proche du conte il y a une atmosphère très réaliste dans ce roman. Il porte en filigrane les codes encore en vigueur dans les Balkans, notamment en Albanie.
Un premier roman très fort .
« Etre une femme est une infirmité naturelle(…) être un homme est une illusion et une violence(…) être tout simplement un défi » - Tahar Ben Jelloun, « L’enfant de sable »
Maria (Médiathèque d'Eyguières)

vendredi 24 novembre 2017

"Summer" de Monica Sabolo - JC Lattès

Summer, 19 ans, disparait lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Benjamin est submergé par le souvenir.
Depuis ce drame, Summer (sa sœur) surgit dans ses rêves, et réveille les secrets de famille figés dans le silence et les apparences.
Comment survivre à la disparition d’un être cher ? Comment vivre avec les fantômes ?
Un roman puissant et bouleversant. A lire.
Maria (Médiathèque d'Eyguières)

mercredi 22 novembre 2017

"L’île de Luna" d'Edgar Morin - Actes Sud

C’est un roman largement autobiographique, écrit depuis 70 ans, resté secret.
Enfant, Albert Mercier était heureux et plein d’imagination. A 11 ans, le décès de sa mère fut un véritable cataclysme pour lui. Et surtout le plus insupportable fut l’atmosphère oppressante liée au non-dit de son père et de sa famille qui ne parviennent pas à exprimer devant lui le moindre mot autour de ce deuil. L’enfant reste seul devant sa douleur. C’est poignant et cette histoire est vibrante de chagrin et de colère. C’est magnifiquement écrit, plein de poésie et il raconte avec violence tout ce qui se bouscule dans sa  tête dans cette période de deuil.
Elisabeth

samedi 18 novembre 2017

"Une fille dans la jungle" de Delphine Coulin - Grasset

 La jungle de calais.
Six enfants et adolescents dans une ambiance de fin du Monde.
Comment survivre ? Un roman saisissant, âpre, dont on ne sort pas indemne !
Bouleversant !
 
Maria  (Médiathèque d’Eyguières)

jeudi 16 novembre 2017

"Underground railroad" de Colson Whitehead - Albin Michel

Cora, seize ans est esclave sur une plantation en Georgie.
Elle tente tant bien que mal de survivre à sa condition. Lorsque un autre esclave lui propose de s’enfuir , elle accepte au péril de sa vie, de gagner les états libres du Nord.
Elle va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un chasseur d’esclaves, elle doit fuir sans cesse.
Ce roman presque hallucinatoire, il explore avec originalité et maitrise les fondements et la mécanique du racisme.
A la fois, le récit d’un combat poignant et une réflexion terrifiante de l’histoire.
Un roman puissant, une histoire essentielle pour comprendre les américains d’hier et d’aujourd’hui.
Gros coup de cœur !
Maria (Médiathèque d'Eyguières)

vendredi 10 novembre 2017

"Ma place dans le puzzle" de Didier Jean ; Ill. Zad - Nathan

(Roman niveau CM - Collège)
Benjamin, élève de 4ème, fait du hip-hop au collège et vit seul avec sa mère artiste-peintre, jusqu'au jour où celle-ci tombe amoureuse de Serge.
Obligé de déménager dans un autre quartier, de changer de collège et de cohabiter avec les enfants de son beau-père, Benjamin voit sa vie bouleversée. Au moment où, malgré quelques difficultés, Benjamin commence à s'adapter à sa nouvelle vie, il est accusé d'avoir volé des objets et de l'argent. La tension est à son comble avec son beau-père, alors Benjamin décide de mener son enquête. Il finit par découvrir que le fils de son beau-père, Gauthier, est racketté et que c'est lui le voleur qui a laissé accuser Benjamin. Cette épreuve soude enfin la famille recomposée et Benjamin trouve "sa place dans le puzzle".
Bon roman, agréable à lire et qui aborde des thèmes que beaucoup d'enfants d'aujourd'hui connaissent : la famille recomposée, les relations souvent compliquées avec les beaux-parents, l'école; le racket mais aussi la solidarité et l'amitié.
Je pense qu'il peut toucher les enfants de l'âge du héros (12 - 14 ans environ). Agréable moment de lecture !
Florence (Médiathèque d'Eygalières)

mardi 7 novembre 2017

"Sa mère" de Saphia Azzedine - Stock

Beau roman qui traite de la recherche d'identité et du besoin de reconnaissance.
Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre. Elle veut retrouver sa mère coûte que coûte.
L'auteur jette un regard sur la société avec humour et ironie.
Un roman émouvant.
Charlette (Médiathèque d'Orgon)
 

jeudi 26 octobre 2017

"Véra" de Karl Geary - Rivages

Littérature irlandaise.
VeraPremier roman d’une grande originalité et d’une grande poésie. Original car cette histoire est racontée à la 2ème personne du singulier et l’on ne sait pas qui s’adresse à Sonny, le héros, tout au long  de ce roman. Ce récit raconte la vie d’un ado en Irlande dans une famille plutôt défavorisée où il a du mal à exister et sa rencontre avec Véra  une femme mûre, d’un autre milieu social dont il tombera amoureux.
Belle et tragique histoire d’amour. Coup d’essai réussi pour  Karl Geary que certains considèrent comme le fils spirituel de Ken Loach.
Dominique (Bibliothèque de Mollégès)

mercredi 25 octobre 2017

"Sucre noir" de Miguel Bonnefoy - Rivages

Au centre de ce roman, la légende d'un trésor disparu qui vient bouleverser l'existence de la famille Otero.
C'est un livre  qui raconte le destin des hommes et des femmes en quête d'amour.
Le premier chapitre nous plonge dans un monde féérique ; un bâteau s'échoue en haut d'un arbre.
Une prose somptueuse nous entraîne dans ce village des Caraîbes où se mêle le merveilleux et la réalité.
Charlette (Médiathèque d'Orgon)

mardi 24 octobre 2017

"L’art de perdre" d'Alice Zeniter - Flammarion

 De la Kabylie en 1930 jusqu'à nos jours  en France l’héroïne Naïma  retrace l'histoire de sa famille, d'Ali, son grand-père harki et d'Hamid son père .Un passé dont son père refuse de parler. Dans ce roman  Alice Zeniter parle de colonisation de transmission, d’intégration. Un superbe texte écrit avec justesse et pudeur, sans préjugés. Prix littéraire Le Monde 2017.
Coup de cœur.
Dominique (Bibliothèque de Mollégès)

vendredi 20 octobre 2017

"Femme à la mobylette" de Jean-Luc Seigle - Flammarion

Reine n’arrive plus à faire face au quotidien devenu trop difficile pour elle.
Résultat de recherche d'images pour "la femme à la mobylette jean luc seigle"Sans travail, sans argent et seule avec trois enfant, arrive à peine à nourrir, repas du soir est fait de lait et de pain. Humiliée sans cesse à force de frapper aux portes, elle à bout de force, et s’enfonce dans la détresse chaque jour un peu plus. Découragée elle envisage le pire…
Mais, peut être que la solution est dans la découverte d’une Mobylette bleue qu’elle aperçoit dans le jardin sous un tas de détritus.
Un récit amer et sensible sur l’injustice de la vie. Un roman d’une grande sensibilité.
A lire.
Maria (Médiathèque d'Eyguières)

jeudi 19 octobre 2017

"Le coeur battant de nos mères" de Brit Bennett - Autrement

Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère (qui se suicide) elle tombe enceinte, avorte et tout change.
Résultat de recherche d'images pour "Le coeur battant de nos mères de Brit Bennett"Luke son petit ami lui donne de l'argent pour avorter et ne vient pas la chercher à la sortie de la clinique. Malgré son amitié avec Audrey (qui a été rejetée par sa mère), comme prévu elle part à l'université, voyage, fait de nombreuses connaissances.
Mais elle retourne dans sa ville natale car son père est malade.
Nous suivons pendant une décennie ces trois personnages pour qui le secret de l'avortement de Nadia va guider le destin.
Une belle réflexion sur l'amour maternel, sur l'amitié.
Roman facile à lire.
Charlette (Médiathèque d'Orgon)

mercredi 18 octobre 2017

"Mon père sur mes épaules" de Metin Arditi - Grasset

 Récit.
Ce récit très court, d'un fils qui parle de son père disparu, est d'une délicatesse infinie.
C'est magnifique !!
Non, les pères ne sont pas parfaits, et même lorsqu'on atteint l'âge adulte, on est toujours un petit enfant face à eux.
L'écriture a permis à Metin Arditi de mieux comprendre son père et de l'aimer malgré tout.
Florence (Médiathèque d'Eygalières)